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Une évaluation n’est pas toujours synonyme de devoir sur table et n’implique pas forcément un résultat sous forme de note. Elle peut s’apparenter à un simple jeu de questions-réponses avec les élèves, avant une activité, pour connaître leur niveau de connaissance ou, en cours de séquence, à la réalisation d’exercices pour jauger les progrès de chacun.
Une évaluation n’a pas lieu uniquement en fin de séquence pour déterminer si les apprentissages ont été acquis ou non.
C’est le cas de l’évaluation dite « sommative », mais ce n’est pas la seule à laquelle vous pourrez recourir. Avant et pendant la séquence, vous aurez à effectuer des évaluations, orales ou écrites, pour suivre l’avancée des apprentissages de vos élèves.
Une évaluation, tout comme un feedback, n’est pas toujours écrite.
À ce titre, vous serez amené à effectuer des feedbacks, le plus souvent oraux, à vos élèves tout au long de vos séquences. Pour les encourager, leur rappeler certaines règles de travail, leur expliquer certains points mal compris, etc. Ce suivi continu est essentiel pour la vérification des apprentissages.
Évaluer les compétences et les connaissances des élèves n’est pas forcément inné. Quelles formes d’évaluation privilégier en fonction de vos objectifs pédagogiques ? Dans quels buts ?
Évaluer un élève revient à mesurer ses acquis, son niveau de maîtrise d’une ou plusieurs compétences en lien avec la discipline que vous enseignez. Par exemple : s’exprimer à l’oral ou à l’écrit, analyser un ou plusieurs documents, se repérer dans l’espace et le temps, etc. Ces compétences sont rattachées à un des domaines du Socle commun (de connaissances, de compétences et de culture). Pour connaître celles qui concernent votre discipline, il vous suffit de consulter les programmes scolaires et leur accompagnement. Elles sont également visibles sur les ENT ou logiciels de vie scolaire (Pronote, UnDeuxTEMPS).
Dès votre prise de poste, vous devez prendre connaissance de ces compétences et en tenir compte pour préparer vos séquences et, à plus long terme, votre programmation annuelle. Il est important d’indiquer aux élèves les compétences qui seront travaillées au cours de vos activités, y compris lors des différentes évaluations que vous effectuerez en cours et en fin de séquence.
Au cours de la séquence, appuyez-vous sur les différents types d’évaluation (diagnostiques, formatives, sommatives) et variez les mises en activités : travail individuel, par binôme, en groupe ; travail à l’oral, à l’écrit. Prenez le temps d’observer les élèves qui travaillent en autonomie et de leur fournir des conseils individualisés.
Un devoir permet d’évaluer un nombre limité de savoirs et de compétences (deux ou trois maximum). À vous de bien les définir et d’en sélectionner en fonction des thèmes abordés. Pensez l’évaluation dès l’étape de préparation de la séquence et expliquez clairement aux élèves les objectifs visés.
Il est possible d’évaluer par note ou par niveau de compétence (maîtrise insuffisante, fragile, satisfaisante, très bonne maîtrise). Cela relève d’un choix de l’établissement : aussi, renseignez-vous auprès de vos collègues. Si vous évaluez par notes, il vous faudra les convertir en compétences afin de compléter les bilans périodiques et/ou de fin de cycle.
Laissez aussi aux élèves la possibilité de s’auto-évaluer. En début de période, vous pouvez leur distribuer un tableau global avec toutes les compétences travaillées. Régulièrement, ils pourront y reporter leur niveau pour chacune d’elles et, ainsi, mesurer leurs progrès et leurs points à perfectionner. Pour cela, il est important de leur indiquer les compétences qui seront travaillées au cours de vos activités, y compris lors des différentes évaluations que vous effectuerez en cours et en fin de séquence.
Certains élèves peuvent afficher une certaine incompréhension devant les résultats obtenus. Dans ce cas, il est utile de prendre un temps individualisé, à la fin du cours par exemple, pour réexpliquer les critères d’évaluation. En plus de dissiper les éventuels malentendus, cela permet souvent de renforcer la relation de confiance avec eux.
Il est important de s’assurer que l’évaluation soit comprise par les élèves et leur permette de progresser dans leurs apprentissages. Il peut être intéressant de leur proposer de retravailler un devoir à la lumière de vos commentaires, qui fera l’objet d’une nouvelle évaluation de votre part.
La gestion des retards concernant la remise d’un travail fait à la maison est propre à chaque enseignant. Certains vont être intransigeants sur les délais affichés afin d’habituer les élèves au respect de la règle établie. Pour d’autres, accorder un délai supplémentaire peut permettre d’obtenir plus de travail personnel de la part d’élèves peu investis dans leur scolarité. À cet égard, il faut garder à l’esprit que l’évaluation de devoirs réalisés à la maison renforce les inégalités entre les élèves bénéficiant ou non d’un soutien à leur apprentissage au sein de leur cellule familiale. Aussi convient-il de s’adapter au contexte particulier de chaque situation (élève, classe, établissement, période de l’année, etc.).
Les appréciations qui accompagnent les évaluations peuvent avoir une grande influence sur la motivation, la confiance en soi et la progression des élèves. Vous devez y prêter une attention particulière, car elles ont vocation à être lues par les élèves, mais aussi par leurs parents. Voici quelques conseils pour vous aider à les rédiger.
En quoi consiste un conseil de classe ?
Des bilans périodiques permettent de faire le point sur les acquis, les progrès et les difficultés des élèves. C’est le cas lors des conseils de classe, présidés par le chef d’établissement ou son adjoint. Ils regroupent les professeurs de l’équipe pédagogique, ainsi que des représentants des parents et des élèves (délégués de classe titulaires ou suppléants). Ils ont lieu par trimestre ou par semestre, selon les établissements. Ces temps de bilan permettent également de faire le point avec la vie scolaire, la psychologue de l’Éducation nationale, l’assistante sociale, le médecin scolaire. Ils peuvent être l’occasion d’alerter les équipes sur la nécessité d’une prise en charge de besoins particuliers.
Comment préparer un conseil de classe ?
En amont du conseil de classe, chaque professeur remplit un bilan écrit ou bulletin scolaire pour chaque élève, classé par discipline, en donnant des indications sur les éléments du programme et les compétences travaillées. Grâce à une échelle de notation accompagnée d’une appréciation, il renseigne sur les acquis de l’élève, ses difficultés et sa marge de progression. C’est au professeur principal de faire le bilan global en proposant une appréciation générale à valider par le conseil de classe.
Les conseils de classe sont-ils obligatoires ?
La participation de chaque professeur au conseil de classe est vivement conseillée. Toutefois, selon les disciplines, certains enseignants peuvent avoir en charge un nombre important de classes. Il est possible qu’ils ne puissent pas assister à tous les conseils de classe, ces derniers se déroulant à la même période, voire au même moment. En cas d’absence, l’enseignant doit communiquer ses remarques au professeur principal.
Comment se déroule un conseil de classe ?
En début de conseil de classe, le professeur principal effectue un état des lieux du contexte de classe (points forts et difficultés rencontrées). Les professeurs présents sont invités à formuler des observations spécifiques pour chaque discipline. Les délégués des parents et des élèves sont ensuite sollicités pour relayer d’éventuelles remarques ou interrogations à ce sujet. À la lecture du bilan de chaque élève, le professeur principal propose une appréciation globale. Les professeurs présents sont invités à y apporter des éléments complémentaires et à se prononcer sur la présence éventuelle d’une mention visant à saluer les progrès effectués et le niveau atteint par l’élève (exemples : encouragements, compliments, félicitations, voire tableau d’excellence) ou à mettre en évidence certains obstacles aux apprentissages (exemples : mise en garde sur le travail, le comportement, les absences).
En quoi consiste un bilan de fin de cycle ?
Au collège, à la fin du dernier conseil de classe de 6e et de 3e, un bilan de fin de cycle est effectué. En l’absence des parents délégués et des délégués de classe, et sous la supervision du chef d’établissement, les professeurs de l’équipe pédagogique se mettent d’accord pour définir le niveau de compétence atteint par l’élève pour chacun des cinq domaines, selon une échelle d’évaluation à quatre niveaux.
Comment s'y préparer ?
Les compétences évaluées dans chaque discipline sont intégrées au sein d’un des cinq domaines du Socle commun de connaissances, de compétences et de culture. Pour savoir à quel domaine se rapporte une compétence, reportez-vous aux programmes officiels ainsi qu’aux documents d’accompagnement pour l’évaluation des acquis en
fin de cycle 3
en
fin de cycle 4
.
Quel lien avec le diplôme national du brevet (DNB) ?
En classe de 3e, ce bilan de cycle permet de déterminer le nombre de points obtenus en contrôle continu au titre de la maîtrise du Socle commun de connaissances, de compétences et de culture, pris en compte pour l’obtention du DNB. Rappel : sur les 800 points à obtenir, la moitié concerne le contrôle continu (soit 400 points). Pour chacun des domaines de compétence :
Il s'agit d'un outil d’évaluation des élèves de la classe de CP à la classe de 3e. Il permet de mesurer les progrès accomplis au cours de la scolarité en utilisant un cadre d’évaluation commun qui s’articule autour de différents cycles d’enseignement.
Dans le LSU, on trouve notamment :
Liens utiles
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Le livret scolaire [Éduscol]
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Fiche technique – Livret scolaire unique, du CP à la 3e [Dgesco]
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