Environ 2h
« Tous les enfants sont capables d’apprendre et de progresser. » Cette phrase, en préambule des programmes de l’école maternelle, souligne la confiance avec laquelle chaque enseignant ou enseignante engage son action pédagogique au quotidien. Pourtant, parfois, faire classe est rendu difficile par certains comportements d’élèves. Dès lors, comment réussir la scolarisation de tous les élèves tout en respectant le rythme de développement de chacun ?
Acquérir des connaissances pour connaître et observer les élèves et mieux appréhender leurs difficultés.
Déterminer comment prendre en compte le développement social et émotionnel de chacun des élèves en adoptant des postures professionnelles qui favorisent les comportements attendus.
Identifier des éléments pour faire classe avec et pour les élèves aux comportements perturbateurs en structurant la classe et la vie collective.
Prendre en compte la diversité des élèves (compétence 4)
Adapter son enseignement et son action éducative à la diversité des élèves.
Construire, mettre en œuvre et animer des situations d’enseignement et d’apprentissage prenant en compte la diversité des élèves (compétence P3)
Différencier son enseignement en fonction des rythmes d’apprentissage et des besoins de chacun.
Adapter son enseignement aux élèves à besoins éducatifs particuliers.
Évaluer les progrès et les acquisitions des élèves (compétence P5)
En situation d’apprentissage, repérer les difficultés des élèves afin de mieux assurer la progression des apprentissages.
Construire et utiliser des outils permettant l’évaluation des besoins, des progrès et du degré d’acquisition des savoirs et des compétences.
Analyser les réussites et les erreurs, concevoir et mettre en œuvre des activités de remédiation et de consolidation des acquis.
Connaître les processus et les mécanismes d’apprentissage, en prenant en compte les apports de la recherche.
Un parcours créé en partenariat avec Écolhuma.
Autrices : Mariama Sambe, Anne-Emmanuelle Krieger
Équipe Écolhuma :
Suivi pédagogique : Fanny Leblond
Équipe e-INSPÉ :
Directeur de projet : Pierre-Marie Labriet
Coordination pédagogique : Claude Pereira
Cheffe de projet : Sophie Roué
Production :
Marie-Caroline Missir, Tatiana Joly, Marie-Odile Dupont
Production audiovisuelle :
Réalisation : Natasha Rivera Masso
Image : Victor Picard
Son : Nicolas Laurençot
Habillage : Ritchie Rabaraona
Montage : Victor Picard
Étalonnage : Victor Picard
Mixage : Nicolas Laurençot
Directeur de production audiovisuelle : Geoffrey Courcelle
Chargées de production : Virginie Héricourt, Céline Razac Vilanova
Secrétaire de production : Nathalie Asselin
Techniciens audiovisuels : Emmanuel Bourdeau, Mého Turpin
Remerciements : David Loth, école Dunoyer de Ségonzac (Versailles)
Cette formation est enrichie par l'Assistant IA de formation pour vous accompagner dans votre apprentissage
Environ 30 min
Apprenez à identifier les difficultés à expression comportementale qui peuvent perturber la classe. Ces comportements sociaux sont inappropriés, et pour cause : ils sont en cours d’apprentissage. Comment observer les élèves pour mettre en évidence leurs difficultés et leurs potentialités ?
Environ 120 min
Repérez les étapes du développement des compétences socio-émotionnelles des jeunes enfants pour envisager les postures professionnelles favorables à l’accompagnement des élèves aux comportements perturbateurs.
Environ 120 min
Accompagnez concrètement un élève présentant des difficultés à expression comportementale pour trouver sa place et bien vivre l’école, en structurant l’environnement. Vous verrez également comment passer le relais en équipe pédagogique en pérennisant les actions efficaces.
Environ 90 min
Un scénario, une problématique à expérimenter dans votre établissement vous est proposée, à traiter en autonomie.
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Environ 2h
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Un comportement, aussi inapproprié soit-il, a une fonction : c’est un moyen d’expression d’un besoin. Qu’il s’agisse de difficultés passagères, persistantes, ou de troubles, c’est l’interaction de la personne et de son environnement, donc ici de l’élève et de la classe, qu’il convient d’interroger. Seule une observation fine de l’élève permet d’envisager des hypothèses explicatives fondées sur une bonne connaissance de l’enfant. La prise en compte des besoins de chaque élève implique d’adapter ses attentes aux compétences socio-émotionnelles de chacun d’entre eux. Cela amène l’enseignant à proposer des aménagements particuliers lorsque cela est nécessaire.
La qualité des interactions sociales repose en partie sur la compréhension des codes sociaux et des règles du vivre ensemble. Nous surestimons souvent la compréhension de certains élèves des règles de la classe. De récentes recherches (Bernier, Gaudreau et Massé, 2021) ont été menées sur la perception des pratiques de tenue de classe par les élèves ayant des difficultés comportementales. Pour ces derniers, parmi les qualités essentielles des enseignants, apparaît au premier plan leur capacité à « exercer une autorité et instaurer une structure en classe sans être rigide, menaçant et punitif ». Les études menées précédemment (Payne, 2015; Way, 2011), ont établi un lien entre la perception des règles de la classe comme justes et légitimes et la capacité des élèves à adopter un comportement conforme aux attentes de l’école.
Comme pour toute autre consigne, les règles gagnent à être formulées clairement et soutenues par des supports visuels. Plus le fonctionnement est précis, moins il demande d’interprétation de la part de l’élève. N’oublions pas que comme pour l’évaluation du travail, l’évaluation du comportement doit être positive, encourageante. Aussi, lorsque l’enfant parvient à adopter une attitude adaptée aux règles de la classe, il convient de notifier le comportement attendu pour le renforcer.
La situation de douce violence, concept développé depuis une vingtaine d’années par Christine Schuhl, éducatrice de jeunes enfants et conseillère pédagogique petite enfance, se caractérise par une violence de courte durée, dans un contexte quotidien, où les attentes de l’adulte sont décalées des possibilités de l’enfant à un instant donné.
La situation de douce violence se traduit donc par une posture d’autorité excessive et contre-productive. Par le stress généré, la répétition de situations de douce violence peut avoir des conséquences négatives sur le développement, le comportement et les apprentissages des enfants.
Les douces violences provoquent une insécurité affective, fragilisent la confiance en soi et l’estime de soi de l’enfant. Ne se sentant pas reconnu dans son individualité, l’élève risque de ne pas se sentir autonome et d’avoir des difficultés à trouver sa place au sein du groupe classe.
Les consignes verbales reposent sur la mémoire de travail. Aussi, des aides visuelles, telles que des modèles ou des séquençages représentés en photographies, en images ou en pictogrammes, réduisent les effets de surcharge cognitive et facilitent l’engagement et le maintien de l’élève dans l’activité. Dans un souci de clarté cognitive, il peut être judicieux de faire figurer sur le séquençage des tâches mentales avec des verbes d’actions, tels que « je cherche, je choisis, je compare ». Pour structurer l’activité, l’enseignant peut : fragmenter les tâches ; représenter la succession des tâches ; représenter les attendus (critères de réussite). L’idée est de s’assurer que l’élève sache ce qu’il ou elle doit faire, la quantité de travail à produire, ; ce qui marque la fin de l’activité.
Le temps est une notion difficile à cerner pour les jeunes enfants. Cette absence de repères peut être angoissante et même devenir envahissante. Ce sentiment d’insécurité peut générer des difficultés à expression comportementale et perturber les apprentissages. Pour prendre en compte ce besoin, il est nécessaire de leur donner des repères à travers des aménagements et activités pédagogiques, afin que, progressivement, ils comprennent le rythme des journées d’école.
Les outils de repérage dans le temps doivent être adaptés au niveau de représentation de chaque élève : pour certains, un dessin ou un pictogramme suffit à signifier une activité ; d’autres ont encore besoin d’une représentation moins symbolique. Dans ce cas, représenter les moments de la journée par une photographie ou même par un objet réel peut être une solution.
La représentation du temps qui passe peut également être renforcée par l’introduction des premiers outils de mesure du temps. Le timer est, à ce titre, un outil précieux. Il présente l’avantage de symboliser visuellement le temps initialement dévolu à une activité ainsi que l’avancement du temps dans l’activité.