Installer un climat de classe positif
Titre du paragraphe
La place du collectif dans les apprentissages
La construction du groupe-classe est essentielle pour instaurer une dynamique d’apprentissage efficace. Comment favoriser le sentiment d’appartenance chez de jeunes enfants ? Quels facteurs permettent de renforcer la cohésion du groupe afin de mettre en place un climat favorable aux apprentissages ?
Lire la transcription de la vidéo
Quelques notions à garder en tête
L’importance du rythme de l’enfant | La journée se construit en prenant en compte les besoins spécifiques des jeunes enfants. La durée des activités est adaptée à leurs capacités d’attention et de concentration, tout en considérant les contraintes organisationnelles de l’école, comme les horaires de récréation et la disponibilité de la salle de motricité.
Les différents espaces | La salle de classe est organisée pour proposer des activités d’apprentissage variées aux élèves, adaptées à leur âge et évolutives. Les différents lieux de l’école (couloirs, cour, salles d’eau, etc.) sont explorés afin que chacun comprenne ce qu’on y fait et selon quelles règles, pour garantir le bien-être de tous.
Les moments clés d’une journée | L’accueil et le départ des élèves permettent la transition entre le milieu familial et l’école. Les apprentissages se déroulent selon une alternance de modalités (collectif, petits groupes, etc.) et les activités ritualisées jalonnent la journée pour donner des repères aux élèves. Le temps d’activité motrice est incontournable, quel que soit l’âge des enfants. En petite section, il est fréquent de proposer un moment de repos l’après-midi.
Climat scolaire, bien-être et apprentissages
Aujourd’hui, l’école ne vise plus uniquement à transmettre des connaissances et des compétences. Elle porte également une ambition humaine : favoriser l’épanouissement des élèves – de leur personnalité, de leurs qualités, de leur créativité, de leur sociabilité –, afin qu’ils s’intègrent au mieux dans la société et vivent pleinement leur vie.
La question du bien-être à l’école tient une part essentielle dans cette approche. D’autant que les études menées à ce sujet ont établi qu’il existe une relation étroite entre un climat scolaire positif et la réussite des élèves. Celle-ci stimule fortement la motivation à apprendre, l’envie de progresser, tout comme la coopération, le respect, la confiance et l’estime de soi. L’un se nourrissant de l’autre : la qualité des apprentissages agit sur le climat scolaire et ce dernier a une incidence sur les apprentissages.
Comment appréhender ce sujet lorsqu’on débute dans le métier ?
Commençons par la théorie. Le bien-être de chacun, petit ou grand, est une question de ressenti. Une question subjective donc. Avec peu d’éléments scientifiques probants à consulter à ce sujet. Sinon que l’appréhension des événements que nous vivons, au travail comme à l’école, se manifesterait à travers quatre dimensions complémentaires : psychologique, cognitive, sociale et physique. Pour comprendre, prenons l’exemple d’un élève et transformons ces éléments en affirmations simples et accessibles :
- « J’ai envie de venir à l’école » ⇒ psychologique.
- « J’aime apprendre et progresser » ⇒ cognitif.
- « Je suis épanoui et accepté parmi les autres » ⇒ social.
- « Je me sens bien et en sécurité » ⇒ physique.
Ainsi, faute de pouvoir lire dans ses pensées, on peut simplement dire que, si un élève exprime, même intérieurement, ces quatre phrases, c’est qu’il est « bien à l’école ». Naturellement, en changeant quelques mots, ces affirmations pourraient aussi bien formuler le bien-être d’un enseignant : en transformant, par exemple, l’envie de venir à l’école par celle de transmettre un savoir aux autres, le goût d’apprendre par celui de se former, etc.
Pour un enseignant, la relation éducative constitue un espace privilégié pour favoriser ce bien-être. Parce qu’elle juxtapose des moments de communication, d’échanges de savoirs, d’émotions et de pensées, l’élève pourra, à travers le lien humain qu’il entretient avec son enseignant – mais aussi avec ses camarades –, mettre en parole son expérience au monde et se l’approprier. Et, à terme, développer son autonomie et son épanouissement personnel.