Transcription
Ça y est, il va falloir préparer ses cours, et pour les préparer, en fait, il faut déjà bien distinguer deux mots de vocabulaire, on va dire, didactique. Il y a la séquence d'un côté : la séquence, c'est les chapitres en fait, qui sont issus des thèmes du programme et qu'il va falloir programmer tout au long de l'année. À l'intérieur de ces séquences, il va y avoir des séances. Ce sont les cours que vous allez animer, qui vont avoir des objectifs précis et qui vont prendre un certain nombre d'heures, 1 heure, 2 heures, tout dépend de vos objectifs. Une fois que l'on sait ce que sont une séquence et une séance, comment véritablement monter cette séance ? Il faut déjà faire attention à ces prérequis. Les prérequis, pour rappel, c'est ce que les élèves connaissent déjà. Puis, il faut faire attention à ce souci de l'exhaustivité : que choisir ? J'ai envie de parler de plein de choses. Mon conseil, c'est l'utilisation que j'ai de la carte mémoire : la question d'un côté, la réponse de l'autre, c'est à l'attention des élèves et ça me permet, par séquence, de choisir à peu près cinq ou six connaissances, informations essentielles, que l'élève devra retenir et qui me permettront de bâtir ma séquence et ma séance. Et puis surtout, il faut réfléchir aux supports. Les supports, ça va être le format. Est-ce que les élèves ont un cahier ? Un classeur ? Vais-je perforer les polycopiés ou non ? Il faut que je réfléchisse aussi à la lisibilité de ces supports. Il faut véritablement que l'élève, s'il y a des schémas, s'il y a des dessins, puisse y faire attention. Un conseil, et ça, c'est les sciences cognitives qui ont tendance à orienter de cette manière-là, c'est que si vous avez des schémas, par exemple, que les légendes en soient vraiment proches pour faciliter la compréhension, faciliter, même, la mémorisation du document. Lorsqu'on fait le cours, il faut vraiment que dans ce qu'on raconte aux élèves, dans ce qu'on leur transmet, dans tout ce qui va être de l'ordre du texte, il y ait souvent un visuel associé, puisque les sciences cognitives ont tendance à nous montrer que quand on associe le visuel à la parole ou à un texte, il y a une meilleure compréhension et une meilleure mémorisation aussi. Sur les supports, il faut aussi se poser la question de la trace écrite pour l'élève. Est-ce qu'elle sera écrite par nous-mêmes au tableau en tant qu'enseignant ? Est-ce que ce seront des textes à trous à compléter avec des mots clés ? Ou est-ce que ce sera carrément à eux de fabriquer cette trace écrite par un travail de groupe suite à l'étude de différents documents ? Il faut se poser aussi la question du moment de la journée où on va faire sa séance. La « fraîcheur » d'un élève, entre guillemets, bien sûr, n'est pas la même lorsqu'on sort d'un cours d’EPS, en fin de journée, que lorsque c'est le matin à 8 h. Un élément important, aussi, quand vous préparez vos cours, que vous allez bâtir votre séance, c'est de réfléchir à ce que les élèves soient toujours actifs. Le conseil, c'est par exemple de démarrer sa séance en interrogeant le titre mis au tableau, en interrogeant les élèves. Qu'entend-on par tel ou tel mot ? C'est important aussi de les mettre directement en travail entre pairs. On peut les mettre sur des activités en commun assez rapidement pour que l'activité que vous avez donnée soit d'abord travaillée seul, puis avec d'autres élèves, si vous travaillez en îlot, et qu'il y ait une restitution qui soit faite de la part d'un des camarades du groupe. L'autre idée, c'est de commencer son cours en piquant la curiosité de l'élève, en captant son attention, en projetant une vidéo, par exemple, qui interroge, ou en mettant une image, en projetant une image qui, elle aussi, va susciter une curiosité, ou les mettre carrément dans une situation-problème. Imaginons, je pose d'entrée la question : « Si les végétaux disparaissaient de la surface de la Terre, que nous arrive-t-il ? » Et là, on rentre véritablement dans le cours que vous allez avoir à dérouler dans votre séance par la suite. Enfin, pensez surtout à varier les activités. Mettez les élèves en débat, mettez-les dans des situations où ils vont avoir peut-être à produire la trace écrite du cours, une fois qu'on a étudié différents documents. Ce qui est important, aussi, il ne faut pas hésiter à les rendre actifs sur ce qu'ils ont retenu du cours. Allez vers des QCM, qui peuvent être interactifs, il existe des supports numériques, ou simplement leur demander avec des systèmes d'ardoise ou même dans leur cours. Qu'est-ce qu'ils ont retenu du cours ? Quelles étaient les informations essentielles ? De cette manière-là, vous aurez clôturé magnifiquement votre séance.